l'aïkido, comment ?
Dernier venu des arts martiaux, l'aïkido plonge ses racines dans une tradition plusieurs fois millénaire. Il résulte d’une synthèse des techniques de combat les plus avancées en un art de conception moderne reposant sur des principes d’une extrême richesse.
Pour le fondateur Moriheï Ueshiba, le développement de l’homme, lien entre un monde spirituel et un monde matériel impose un entraînement constant dans le monde sensible, afin comme le dit Yagyû Munenori, de se débarrasser des six maladies que sont : le désir de victoire, le désir de s’appuyer sur une supériorité technique, le désir de se faire admirer, le désir de dominer mentalement son adversaire, le désir de rester passif,.. et le désir de se libérer des cinq premières maladies.
"Il n'y a ni forme ni technique en Aïkido. Les mouvements naturels sont les mouvements de l'aïkido." (M. Ueshiba)
La pratique des techniques n'est pas une fin en soi elle n'est que la condition nécessaire, mais non suffisante, d'un développement spirituel. Elle s'accompagne et s'enrichit de l'application des principes de bases de l'aïkido parmi lesquels :
Le principe de coopération : un état d'esprit, une attitude philosophique devant la vie et l'univers et qui sera pour les pratiquants la voie la plus simple pour des progrès rapides.
Aï-Ki: le principe d'harmonisation des énergies : unification du corps, de l'esprit et du Ki - énergie vitale combinaison de yin et du yang et appelée par ailleurs Chi en chine, ou Ki au japon ) - qui ne peut être abordée que dans l'action et constitue un puissant moyen d'accès à des formes de connaissances inaccessibles au seul raisonnement.
Le NEN ou principe de concentration dans l'içi et maintenant : posture mentale permettant une perception étendue, une intuition parfaite et la possibilité d'agir dans toutes les directions.
L'enseignement des techniques de l'aïkido au dojo.
La technique est la partie objective d'un art. Les techniques ne deviennent des techniques d'aïkido que si elles sont exécutées en application des principes qui sont le fondement de l'aïkido.
Pour éviter le cercle vicieux qui rendrait impossible la pratique sans les principes eux-mêmes fruits d'une longue pratique, la pédagogie doit reposer sur des concepts accessibles comme ceux de la vigilance, de la maîtrise de soi, du respect, de la coopération, de la tolérance et de la capacité d'adaptation aux conditions extérieures.
La démarche pédagogique au dojo est assurément originale en ce qu'elle vise à équilibrer des concepts en apparence si opposés que sont la technique et la philosophie de l'aïkido, le corps et le mental, le rationnel et le ressenti, la tradition occidentale et orientale.
De par sa formation dans le domaine de la communication, le professeur transmet les techniques en leur donnant un sens. L'apprentissage à l'image des techniques est spiralé : partant du mouvement global en augmentant progressivement et au rythme de chacun la précision du geste.
Si la pratique d'un art martial peut en effrayer certains, une visite dans un dojo démontre que chacun peut aborder la pratique de l'aïkido à son rythme et dans le respect de sa physiologie. On verra ainsi des exécutions lentes, familières aux pratiquants de Taï-Chi-Chuan, côtoyer des projections plus vives dans une approche plus orientée autodéfense. Le tout en fonction des objectifs de chacun tout en gardant bien présent que l'efficacité résulte d'une pratique harmonieuse et non l'inverse.
Présentation de l'Aïkido.
Historique
Né au début du siècle sous l’impulsion d’un homme exceptionnel : Maître O senseï Moriheï Ueshiba (1883-1969), l’aïkido a été introduit en France au début des années 50. Les maîtres Nakazano, Noro, Tada, Saotome, Tamura, Yamagushi, Endo, Saïto, Nishio, Séki, yamashima, par leurs séjours réguliers en France, ont formé, et forment encore, le professeurs français qui ont pris la relève et contribuent au rayonnement de la discipline dans l’Europe entière.
Sans compétition et ouvert à tous.
L’aïkido est un art martial
traditionnel japonais dans lequel il n’existe pas de compétition, ce n’est donc
pas un sport de combat. Il peut se pratiquer à partir de 7 ans sans distinction
d’âge, de sexe, de taille ou de poids.
Voie de
réalisation de soi.
A travers l’étude de l’aïkido, le pratiquant apprend à dépasser la recherche de la perfection technique (attitudes, relâchement, adaptation, etc..), et propose un chemin pour découvrir et développer les potentialités de chacun. L’aïkido vise la libération du corps et la création d’une harmonie entre le corps et l’esprit.
Art de paix et d’harmonie.
Son principe premier est
l’harmonie que le pratiquant doit créer (à l’aide d’un entraînement de tous les
jours), en toutes circonstances, pour préserver l’intégrité physique et mentale
de lui-même et des autres (principe de non-violence). L’aïkido est donc un art
basé sur le respect de la vie, et la recherche constante de la paix intérieure
(soi-même) et extérieure (envers toutes formes de vie).
Etude de la spirale
dynamique.
Basé sur l’esquive et la
non-résistance, l’aïkidoka apprend à créer le vide devant son adversaire devenu
partenaire grâce à des déplacements circulaires lui donnant toute la puissance
des forces centripètes (immobilisations) et centrifuges (projections), et à
s’adapter à l’attaque (vitesse, distance, morphologie, puissance, etc.…) pour
mieux la contrôler, la diriger, et ainsi pour finalement a retourner contre son
auteur.
Source d’épanouissement !
La pratique de l’aïkido
permet :
Le développement des réflexes, de
la latéralisation, de la coordination, et de l’équilibre (meilleure gestion du
corps dans l’espace).
Le développement de la
concentration, de la vision, et des réflexes par le relâchement des
épaules et la prise de conscience du
travail des hanches.
L’amélioration de la souplesse des
articulations, de la décontraction musculaire tout en travaillant la tonicité,
l’endurance et la résistance (travail sur le KI à travers la respiration
abdominale).
Une plus grande disponibilité du corps, qui est la
base de l’épanouissement mental. En cultivant des attitudes relâchées,
ouvertes, souples, et exemptes d’agressivité, l’aïkidoka dispose de toutes ses
ressources pour créer, dans l’action simultanée du corps et de l’esprit, une
réponse adaptée à la complexité des situations auxquelles nous pouvons être confronté dans notre société moderne.
Art de paix et d’harmonie !
Par l’acquisition d’une plus grande confiance en soi par le travail du
corps et de l’esprit à travers l’étude de techniques, l’aïkido vise à
l’harmonisation de l’homme avec ses semblables (meilleure compréhension de son
prochain) et avec son environnement.
Par son activité formatrice de l’individu, l’aïkido propose une vision
sociale de l’homme en tant qu’élément de l’univers.
C’est un art de vie qui nous donne, par une pratique quotidienne, un recentrage du corps et de l’esprit développant une force intérieure permettant de mieux anticiper, donc de mieux réagir aux événements de la vie modernes.
Qui peut pratiquer ?
Les techniques d’aïkido, qui sont basées sur l’utilisation de la force de l’adversaire devenu partenaire, grâce à l’utilisation d’esquive et de non résistance, ne nécessitent pas d’aptitudes physiques particulières. Le travail musculaire se fait naturellement en accord avec la constitution de chacun. C’est pourquoi l’aïkido est pratiqué, quotidiennement, par des millions d’adultes (hommes et femmes) ou d’enfants, dés l’âge de 7 ans. La pratique d’une activité physique sans compétition, donc harmonieuse, et sans contrainte excessive pour le corps mène à la découverte des comportements d’un être humain accompli et déterminé, conscient de ses capacités et de ses faiblesses.
Biographie du fondateur de l'aïkido, O Senseï Moriheï Ueshiba
Maître Ueshiba (14 décembre 1883 - 26 avril 1969) est le fondateur de l'aïkido. En adaptant les techniques guerrières ancestrales japonaises, il a contribué, avec Jigoro Kano et Gichin Funakoshi, à la conservation de ce savoir menacé d'oubli par la modernisation de la société japonaise.
Une de ses grandes motivations était de promouvoir la paix en enseignant un art accessible à tous et basé sur la négation de la violence, l'union des efforts (un des sens de aiki) et non leur opposition. Il était également un fervent croyant, adepte d'une secte shinto : l'Omoto Kyo.
Morihei Ueshiba est né de Yokoru et Yuki Ueshiba le 14 décembre 1883 (16 novembre sur le calendrier lunaire japonais) à Tanabé au Japon. C'était un enfant de faible constitution et souvent malade, mais très intelligent. Il étudie le chinois et la religion bouddhiste sous la direction d'un prêtre shingon. Il porte un intérêt marqué à la prière et la méditation. Pour se renforcer physiquement, son père le pousse à pratiquer le sumo et la natation dès l'âge de 10 ans.
En 1901, il part à Tôkyô, où il ouvre une librairie papeterie, en fait, une simple échoppe ambulante. Il étudie le ju-jutsu au Tenshin Shinto-ryu sous la direction de Tokusaburo Tozawa. De nouveau malade, il retourne à Tanabé. Il s'astreint alors à se forger un corps neuf et solide en pratiquant les exercices physiques les plus durs. Quelque temps plus tard, il épouse Itogawa Hatsu.
A 20 ans, il réussit à s'engager dans un régiment d'infanterie malgré sa petite taille (1,56 m), où il apprend le combat à la baïonnette (juken jutsu). Il participe à la guerre russo-japonaise en Manchourie. Il quitte l'armée en 1906, et retourne à Tanabé.
En 1910, le gouvernement japonais lance un projet pour repeupler Hokkaido. Ueshiba décide de partir en 1912 avec sa famille et un groupe de 80 personnes. Ils fondent la ville de Shirataki. La vie est très dure, l'hiver très long, les récoltes mauvaises. Mais la détermination de Ueshiba motive les colons.
C'est à cette époque que Ueshiba rencontre Sokaku Takeda, maître de l'école Daïto de jujutsu (daito ryu jujutsu, héritière du clan Takeda). Ueshiba l'invite à rester chez lui pour devenir son disciple et Takeda lui enseigne son art.
En 1919, il apprend que son père est gravement malade. Il abandonne ses terres à maître Takeda et part pour Tanabé. En route, il entend parler de Onisaboro Deguchi.
Il ouvre le dojo « Ueshiba Juku » pour les adeptes de cette religion. Il y développe sa propre idée du budo. Sa notoriété grandit, son art prend les noms successifs de Daito ryu ju jutsu, puis Daito ryu aïki ju jutsu, et aïkijujutsu en 1922. Pendant cette période, il aura souvent la visite de Maître Takeda.
En 1924, il décide de suivre maître Deguchi en Mongolie pour fonder une communauté utopiste, centre spirituel pour l'amour et la fraternité universelle, selon les principes de l'Omoto Kyo. Durant ce voyage, il a sa première illumination (satori) : il a le sentiment de sentir les coups avant qu'ils ne lui soient porté, sous la forme d'un éclair blanc. Sans adhérer à cette notion mystique, on peut dire que Ueshiba avait atteint un niveau de maîtrise des arts martiaux qui lui permettait de ne laisser aucune ouverture dans son attitude, et d'anticiper de manière quasiment instinctive les attaques qui lui étaient portées, ce qu'attestent de nombreux témoignages. Six mois plus tard, après d'innombrables difficultés, le gouvernement chinois les fait emprisonner. Ils évitèrent d'être fusillés grâce à l'intervention du gouvernement japonais.
Deguchi Sensei a introduit l'espéranto à Omoto en 1923. Vu que Ueshiba Sensei (aikido) et Deguchi Sensei (Omoto) ont vécu pendant 20 ans ensemble comme des frères, on peut supposer que Ueshiba Sensei a entendu parler de l'espéranto. Interrogé sur cette question à Bâle en Suisse en 1989, son petit-fils Ueshiba Moriteru a répondu: "Cela se peut."
Certains auteurs avancent que Maître Ueshiba aurait étudié un art martial chinois interne, le Bagua zhang (ou Pakua chang) lors de son périple dans ce pays et s'en serait inspiré pour le développement ultérieur de sa discipline (une telle affirmation n'enlève cependant rien à son génie créatif propre). Bien informé, l'expert français Georges Charles indique notamment, dans son livre "Hsing I Chuan" (ou Hsing I Ch'uan), que des experts chinois auraient enseigné le Pakua à Maître Ueshiba. Il cite les noms de ces experts fameux et évoque les similitudes entre les deux disciplines. L'argument est-il convaincant ? Des preuves concrètes de cette assertion semblent encore manquer mais la question historique mérite d'être posée.
De retour au Japon, maître Ueshiba reprend son entraînement, développant son art, le Ueshiba Aïki Jujutsu, qu'il renomma aïkibudo en 1930, puis Kobu budo. Sa réputation s'étend à travers tout le Japon. De grands maîtres d'art martiaux viennent le voir pour le défier. Jigoro Kano, le fondateur du Judo, envoie ses meilleurs élèves étudier l'art martial qui deviendra l'aïkido en 1942. Il est invité à faire de nombreuses démonstrations dans tout le Japon, et entre autres, devant la famille impériale. Il donne des cours à l'académie de police militaire.
Au début de la guerre au Japon, en 1942, maître Ueshiba part à Iwama près de Tokyo. Il y pratique l'agriculture, et y parfait son art dans son dojo l'Aiki Dojo. Il fait également ériger un sanctuaire pour l'aikido: L'Aiki Jinja, aujourd'hui classé monument historique.
En 1948, les Américains, qui ont interdit toutes les pratiques martiales au Japon, autorisent la reprise de l'enseignement de l'aïkido pour son caractère de Paix et de recherche de vérité. L'Aïkikaï Foundation est officiellement ouvert le 9 février, dirigé par Kisshomaru Ueshiba, son troisième fils. Le dojo central de l'Aïkikai est le Hombu Dojo, situé à Tôkyô.
Le développement de l'Aïkido à travers le monde s'amorce alors, favorisé par l'esprit d'ouverture de la discipline et de nombreux contacts d'élèves à l'étranger. Koichi Tohei, 9e dan et pratiquant de la première heure, est envoyé aux États-Unis pour enseigner l'Aïkido. De nombreux maîtres le suivront dans différents pays. Après 14 ans d'enseignement comme disciple privilégié du Maître, Shoji Nishio fonde sa propre école d'Aiki Toho Iaido et devient Maître de la Fédération Japonaise de Iaido tout en continuant à intégrer d'autres disciplines sans cloisonnement. Nishio Sensei dispense également son enseignement à l'étranger où il est un émissaire très populaire et adulé par ses élèves en France, en Allemagne, en Suède et au Danemark, ainsi qu'aux États-Unis.
Maître Ueshiba acquiert le titre de O'Sensei (« grand maître », maître dans le sens « professeur ») et continue à perfectionner l'aïkido à Iwama.
En 1969, maître Ueshiba tombe malade. Il meurt le 26 avril 1969 emporté par un cancer foudroyant, attribué aux séquelles des retombées radioactives[2]. Deux mois plus tard, Hatsu, sa femme, meurt à son tour. Son fils Kishomaru Ueshiba prendra sa suite.
Moriteru Ueshiba, petit fils du fondateur, est l'actuel Doshu, ou Maître de la Voie. Il continue, avec l'aide des grands maîtres à travers le monde, à développer l'aïkido, et à diffuser l'esprit de maître Ueshiba dans son message de Paix.
visuel des formes de travail, des attaques, et des techniques
les horaires des cours
REPRISE DES COURS
LE VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2011
AU
DOJO MUNICIPAL
RUE LAZARE CARNOT
83340 LE LUC
(voir plan d'accès dans album photo )
cours d'essai gratuits toute l'année !!!
Cours de début septembre à fin juin !!!
et pendant les vacances scolaires et jours fériés !!!
Inscription possible toute l'année !
Ados-Adultes (14 ans et +):
le Mardi de 20H45 à 22H30.
le Mercredi de 14H45 à 16H00.
le Vendredi de 20H45 à 22H30.
le Samedi de 18H00 à 19H30.
le Samedi de 19h00 à 20h00.
boken (sabre en bois), Ecole kashima shin ryu.
à partir de septem
***************
Enfants et Pré-ados (7 à 13 ans):
le Mercredi de 13H45 à 14H45.
le Samedi de 17H00 à 18H00.
le parcours du prof
J’ai commencé l’aïkido en septembre 1987, à l’Association Raphaëloise d’Arts Martiaux, sous la direction technique de Mr Marcel CHOPIN , professeur de judo/ju-jitsu, de kendo et d’aïkido. J’ai pratiqué, en parallèle, l'aïkido et le judo-jujitsu pendant 7 ans. J’obtiens la ceinture noire, en judo/ju-jitsu en 1993 et d’aïkido en 1994, toutes les deux en grade technique (hors compétition). En parallèle, je participe assidument aux stages privés et fédéraux de Paul MULLER (7ème dan) et de Roberto ARNULFO (7ème dan) au Creps de Boulouris pendant de longues années.
En 1991, je passe le BEESAPPT, au creps de Boulouris, en formation continue, afin de préparer le Brevet d'Etat d'aïkido. En 1991, je commence la préparation fédérale du diplôme d’état d’aïkido, sous la direction de Bernard Palmier et Franck Noël (tous deux 7ème dan aïkikaï d'aïkido, BE2), que je passe en novembre 1994, à Chatenay Malabry.
De 1993 à 1999, je participe aux stages en France, de Nishio shoji Senseï, qui a la gentillesse de nous rendre visite, tous les ans, sur une période de 15 jours, dans les CREPS du sud. 8ème dan d’aïkido, de karate et de Ïaïdo, 5ème dan de Judo, ce grand budoka me fait découvrir son travail très spécifique aux armes.
En janvier 1995, je prends en charge les cours d’aïkido à St Raphaël, à la suite de Mr Marcel CHOPIN qui prend une retraite bien méritée. Me retrouvant sans professeur, je décide de suivre les cours d’Alain Guerrier (7ème dan Aïkikaï d'aikido, BE2) , à l’AMSL Fréjus de 1995 à 1996, date à laquelle j’obtiens mon 2ème dan. J’arrête les cours à St Raphaël en juin 1998.
Entre temps, le président du club Léo Lagrange de Draguignan m’appelle pour reprendre les cours en octobre 1997. J’y enseigne aux enfants, aux adolescents et aux adultes jusqu’en Mars 2006. J’obtiens le 3ème dan en Juin 2000. Je commence à suivre les cours de Micheline Tissier-Vaillant, en 2001, qui entre temps a repris le club à St Raphaël. Elle me fait découvrir, l'un des leaders de la Fédération, Christian Tissier Shihan (7ème dan aïkikaï), que je suivrais jusqu’en 2006. Je continue ma formation pédagogique, en suivant les cours de l'Ecole des Cadres de la Région PACA. Ainsi que les différents stages fédéraux et privés de plusieurs techniciens de passage dans la région.
J’assure des cours de self-défense pour les agents pénitentiaires de Draguignan et pour des agents de sécurité de 2002 à 2004, et suis donc, déclaré comme formateur professionnel en Préfecture de Région de Marseille.
Je deviens juge au passage de grade de 1er Dan, de 2002 à 2006, en région PACA. et tuteur de formation au Brevet Fédéral UFA de 2003 à 2006.
Après avoir formé 3 Brevets Fédéraux, 19 ceintures noires 1er et 2ème dan, j’arrête l’enseignement en Mars 2006.
Après plusieurs insistances du Président de l’Association Varoise d’Aïkido, je reprends l’enseignement de l’aïkido en Novembre 2009, au Luc. Ainsi, j'obtiens, par équivalence, le DEJEPS, spécialité "perfectionnement sportif", mention "aïkido, aïkibudo et disciplines associées".
En janvier 2010, je découvre Takeshi Yamashima senseï, 7ème dan, par l'intermédiaire de la fédération qui le fera venir régulièrement en France dans les prochaines années. Ainsi, je continuerai à compléter ma formation auprès de ce maître japonais.
Mon but, dorénavant, est de répandre le message du fondateur de l'aïkido, dans la plaine des Maures. De continuer à former des aïkidokas qui, à leur tour, je l'espère, prendront la relève, en préparant le brevet fédéral ou le diplôme d'état de la jeunesse, de l'éducation populaire, et du sport (DEJEPS).
les questions de néophytes
L'aïkido ? Je crois qu'on
pratique avec des bâtons ?
La pratique des armes est une composante de l'aïkido : bâton (Jo), sabre en bois (Bokken) ou couteau en bois (tanto) sont autant d'outils pédagogiques pour travailler les bases de la discipline (distance, centre, etc). Attention ! il ne s'agit pas de disciplines complémentaires telles que le Aïdo, Jodo, etc. Les techniques d'Aïkido sont des projections, des contrôles ou des immobilisations qui sont effectuées en utilisant la force de l'autre.
Bien que toutes les techniques ne soient que les différentes formes d'un principe unique, elles sont répertoriées pour faciliter l'étude. Le "catalogue" comporte environ 300 formes qui incluent les diverses attaques ( par devant, par derrière, saisies poignets, revers, épaule, coup de point, de pied, etc...) On peut pratiquer à mains nues avec un ou plusieurs adversaires armé(s) ou non, les deux partenaires pouvant être debout, à genoux ou encore l'un debout et l'autre à genoux.
Est ce que l'aïkido est efficace ?
D'une façon générale, les techniques d'aïkido ont démontré leur efficacité. Le pratiquant durant les premiers mois a un grand souci : l'efficacité. Il veut tester une technique, sa propre force, etc.… Cette situation peut être dangereuse : Les différents mouvements mettent en jeu les articulations, le pratiquant projeté participe souvent en partie à la chute, seule issue possible pour éviter le traumatisme de l'articulation visée (ce qui peut parfois donner l'illusion de complaisance). Ce type de situation entre un pratiquant peu expérimenté (quelques années ou moins) et un néophyte peut être source de blessure.
Si ces interrogations peuvent être légitimes au départ, il ne faut en aucun cas qu'elles " s'installent " car c'est une absurdité en aïkido où l'on ne va pas contre la force de l'autre. Ce type de comportement répété est incompatible avec la pratique de l'aïkido.
Quelle est la différence avec le judo, le karaté ou d'autres arts martiaux ?
Si l'on évoque sous les termes judo, karaté, (…), les formes compétitives qui sont de très loin les plus répandues, on peut dire qu'il n'y a strictement aucun rapport : les objectifs sont diamétralement opposés.
La compétition n'a aucun sens dans l'art martial : les techniques s'appauvrissent (beaucoup ne sont plus utilisées, parce que dangereuses en compétition), la préparation physique et musculaire devient la principale occupation du compétiteur (avec toutes les dérives actuelles).
Dans l'aïkido la compétition est exclue : Chacun peut donc se conformer à ses possibilités physiques propres, le but étant précisément de mieux les connaître.
Par contre il existe des formes de judo ou de karaté-do restés traditionnelles, là ce n'est qu'affaire de goût. Chaque art se distingue notamment par ses stratégies employées : positions de garde, distance de travail (très courte pour le judo, éloignée pour le karaté, etc.).
L'aïkido est-il un art de défense ?
Aspect technique
Dire que l'aïkido est un art de défense relève d'une connaissance très superficielle de la discipline. Attaquer, parer, contrer, c'est à dire apprendre à arriver avant l'adversaire bien que parti après lui. Ce schéma correspond à des techniques de self défense. Les premiers pas en aïkido se font de cette manière : l'adversaire nous met dans une situation difficile, nous cherchons à nous en sortir.
La seconde étape en aïkido consiste à prévoir comment l'adversaire va attaquer mais l'initiative de l'attaque, même devinée reste à l'adversaire.
L'aïkido, à haut niveau, va encore plus loin : l'adversaire n'a aucune initiative, avant qu'il ait pensé à attaquer, il est déjà contrôlé. Ce qui faisait dire à M UESHIBA " Je ne suis jamais battu, quelle que soit la vitesse d'attaque de l'ennemi. Ce n'est pas parce que ma technique est plus rapide que la sienne. Ce n'est pas une question de vitesse. Le combat est terminé avant d'avoir commencé ".
Le "DO", la voie, l'art de vivre.
Il faut garder à l'esprit que l'étude de l'aïkido ne se limite pas à l'étude de techniques martiales. L'aïkido constitue une discipline martiale originale dont la pratique tend à bâtir des hommes, des femmes et des enfants responsables, armés pour faire face aux difficultés de la vie quotidienne et capables de résoudre celles-ci positivement, sans apport de violence ou de destruction, par une subtile transformation de l'adversité.
l'aïkido et les femmes !
Il n'y a pas d'aïkido spécifiquement féminin car l'aïkido est une discipline martiale qui véhicule des valeurs reconnues dans notre société comme féminines : harmonie, non agressivité, ouverture d'esprit, respect de la vie.
Les femmes s'intègrent donc très bien parce que d'entrée, elles se reconnaissent dans ces valeurs. De plus, la pratique de l'aïkido nécessite d'utiliser avant tout la souplesse, l'énergie, la capacité à évaluer rapidement des situations, plutôt que la simple force physique. Doublement avantagées, les femmes peuvent donc progresser au sein de cette discipline qu'elles pratiqueront efficacement, avec leur propre sensibilité, et toujours avec plaisir.
L’Aïkido est certainement l’art martial le plus adapté aux femmes. Sa pratique ne nécessite pas l'utilisation de la force physique et son efficacité repose sur le déplacement, le placement, l'engagement des hanches, le relâchement musculaire qui permet une meilleure circulation de l'énergie : le ki*
L'aïkido est un art martial japonais, mais c'est en occident que les femmes s'en sont emparées, attirées sans doute par son caractère non violent, chorégraphique et pourtant très martial. N'importe quel mouvement peut être accompli par une femme. Elle ne le fera pas de la même manière qu'un homme. La force physique inférieure à celle des hommes sera compensée par un meilleur déplacement, un meilleur placement, une meilleure vision, une réponse plus adaptée à l'attaque.
Aujourd'hui, un tiers des femmes accède au moins à la ceinture noire et au niveau des 2°/3°/4° DAN (grades supérieurs à la ceinture noire), on observe que les femmes persévèrent davantage que les hommes du même niveau.
*(Le Ki : énergie interne, considérée par la médecine traditionnelle chinoise comme le flux vital)
Questions & Réponses
Les femmes doivent-elles pratiquer aussi vigoureusement que les hommes ?
" Je pense que le plus important pour les femmes est de comprendre que le manque de force physique n’est pas vraiment une faiblesse. Cela peut devenir un avantage. Je ne suis pas fort physiquement, mais j’utilise mon agilité et ma perception pour surmonter les obstacles et travailler avec des gens costauds. C’est dans cette optique que les femmes devraient pratiquer. " (Me Tamura)
Les femmes sont-elles nombreuses à pratiquer l'aïkido ?
Il y a environ 30% de femmes qui le pratiquent mais ce pourcentage peut varier suivant les régions et les pays. Et ce chiffre est en nette progression. Beaucoup de femmes viennent à l’aïkido pour retrouver leur énergie. On peut penser d'ailleurs que l'aïkido est l'art martial le plus adapté aux femmes. En plus, il est accessible à tout type de femme et de tous âges.
Qu'est ce qui les attire dans cet art ?
"C'est d'abord le côté non violent car on n'utilise pas la force dans l'aïkido. Il est efficace pour gérer son stress et améliorer ses relations avec autrui. Ensuite, c'est le côté artistique qui les attire beaucoup : l'aïkido ressemble beaucoup à un enchaînement de chorégraphies. Les femmes aiment la tenue. La tenue, composée d'un Keiko-gi (une sorte de Kimono) et d'une jupe-culotte noire qui donne un aspect très esthétique à l'enchaînement.
Des témoignages de pratiquantes
Patricia, 45 ans : "L'aïkido est plus une philosophie qu'un art de combat. L'Aïkido m'a appris à mieux connaître mon corps. Je voulais une discipline que l'on pratique à tout âge et dans laquelle j'aurais toujours la possibilité de progresser. L'aïkido correspondait exactement à mes désirs. Je le pratique depuis 9 ans."
Mélanie, 32 ans : "C'est une discipline qui permet de développer l'harmonie du corps, de l'esprit et d'apprendre à mieux se connaître, à sentir ses propres tensions et celles des autres. Un échauffement rituel est nécessaire avant le début de chaque cours : il permet de dénouer tous les muscles, les articulations et de travailler sur la respiration. Ensuite, nous travaillons les bases et les prises."
Fatiha, 23 ans : "L'idée est de se défendre face à une attaque. Un aïkidoka est toujours dans un esprit de défense de soi et d'utilisation de la force de l'autre pour la retourner contre lui. Aucun entraînement spécifique n'est nécessaire. Par contre, comme dans tous les sports, être souple aide toujours !"
Delphine, 33 ans : "Il apporte énormément au moral. J'ai découvert l'aïkido à 15 ans par une amie et j'en ai fait deux ans. J'étais ceinture orange à l'époque. J'ai décidé de m'y remettre cette année, soit 16 ans après. Cela n'a pas été facile car j'étais bien rouillée ! Mais j'ai retrouvé cette philosophie et cet état d'esprit avec énormément de plaisir."
Corinne, 19 ans : "Même si l'on considère cette activité juste comme un simple loisir, on gagne en sérénité. On est plus zen. Je conseille fortement cet art martial qui est plus une philosophie qu'un art de combat. Il apporte énormément au moral et facilite non seulement les relations avec autrui mais aussi avec soi-même."
L’Aïkido est bon pour les femmes (et les enfants)
L'aïkido utilisant essentiellement "l'esquive" et/ou "l'accompagnement", il n'y a ni heurts, ni rupture entre les partenaires. C'est pourquoi on peut faire faire de l'aïkido aux enfants sans crainte de violence. C'est aussi pourquoi les femmes le pratiquent en nombre. Elles y découvrent la détente physique, un antidote à la nervosité, un apprentissage de la concentration. Un sport l'aïkido ? Peut-être, mais un sport essentiellement cérébral, assurent parfois les adeptes. On ne se sent pas seulement en forme après une séance, on est comme stabilisé et à l'aise avec les autres.
Il s'agit d'apprendre à mieux se connaître, à mieux comprendre l'autre et à déjouer ainsi son agressivité. Tomber au sol sans raideur, c'est rester souple dans sa tête. L'aïkido conduit à ce dosage idéal de détente musculaire et d'éveil de la vigilance qui définit l'état de relaxation.
l'aïkido et les enfants !
La limite inférieure généralement admise est de 7 ans. Toutefois, l'admission aux cours est fonction aussi de la personnalité de l'enfant et de son "degré de maturité".
Il est primordial que l'enfant puisse s'intégrer au groupe, ce qui n'est pas en opposition avec la possibilité d'exprimer sa personnalité. En tout état de cause c'est l'enseignant qui décide, en liaison avec les parents.
La pratique permet chez les enfants d'acquérir plus particulièrement :
- un apprentissage ludique de la self-défense
- une amélioration des réflexes
- un travail adapté à la physionomie et à la motivation de chacun
- une meilleure gestion de l'espace
- une plus grande détente, souplesse et coordination motrice
- une meilleure gestion du stress et des conflits
- une prévention de la violence sous toutes ses formes
- une meilleure concentration
- une plus grande maîtrise et confiance en soi
- une meilleure connaissance du corps humain (biomécanique des mouvements)
- une meilleure écoute et maîtrise de son corps et de ses propres capacités et limites
- un contact avec les autres personnes : respect, communication, échange
- un moyen de pratiquer avec des personnes de tous milieux et niveaux
- une découverte de la culture orientale
Réflexions
Réflexions sur l'approche pédagogique spécifique à l'aïkido
(que nous souhaitons les moins abscon possible)
L’Aïkido n’est pas médiatisé. Ne comportant pas de compétition (donc ni perdant ni gagnant) il n’intéresse ni les médias, ni les sponsors. Il est peu connu du grand public et il est à tort amalgamé aux techniques martiales définies comme sports d'oppositions telles que le judo, le karaté, le kendo, le taekwondo, le jujitsu, etc.…
L’inventeur de l’Aïkido, Maître UESHIBA (mort en 1969) est le seul "expert en arts martiaux" à avoir été sacré "Trésor Vivant", honneur suprême conféré à des êtres d’exception au Japon.
Il a conçu sa méthode en parlant constamment d'un "Art de Paix", de réconciliation, de communication et d’échanges féconds.
L'aïkido, technique gestuelle et comportementale rigoureuse à l’extrême, vise à inverser radicalement les réflexes de la peur.
Rappelons que la peur induit la mise en place d’une protection (plus ou moins lourde) donc une "coupure", et la fuite (évitement) donc à nouveau une "coupure" (à noter que l’agression est une "fuite à l’envers").
L’ensemble accumulé de ces protections, sans cesse renforcées et les distances, régulièrement augmentées, induisent un sentiment d’isolement et d’inconfort et cette souffrance, à partir d’un certain seuil, entraînera un comportement social inadapté.
Si l’on considère par ailleurs que la peur augmente la haine et vice et versa, nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux très solide et l’on ne pourra accepter "l'autre", celui qui est différent, qu’en se débarrassant au préalable de ses peurs.
Quel est l'objet de nos peurs ?
Il semble que le ressort principal est la peur de la différence, de "l’inconnu". Cette chose, ce quelqu’un d’inconnu, cette différence (un concept, une croyance, une distinction d’appartenance raciale, politique, sportive, géographique, historique …), sera perçue :
- comme opposée (hostile et effrayante) par un individu en proie à la peur, et induira des réflexes de "protection-séparation" conflictuels donc stériles,
ou au contraire:
- comme complémentaire (bienveillante, utile) par un individu suffisamment rassuré. Il sera alors enclin à rencontrer, accueillir et se nourrir de cette différence dans une relation harmonieuse et féconde.
Pédagogie
Méthodes pédagogiques
La pédagogie de l’aïkido va consister à des mises en situations pour :
- apprendre à transformer les réflexes de "protection-fermeture" en "ouverture-accueil"
- apprendre à transformer les réflexes de "fuite-séparation" en rencontre
- acquérir une gestuelle technique rigoureuse et dissuasive en forme d’offre.
Ce travail s’effectue sans agressivité (pas d’adversaires mais des partenaires), sans malhonnêteté (ni "bottes secrètes", ni stratégie trompeuse) et sans peur de "l’ennemi inconnu" puisqu'il n'y a pas d’objectif de victoire (humiliante).
Cet ensemble de techniques se nourrit de l’accueil de l’autre et permet :
- une interpénétration bienveillante des "sphères"
- une notion de distance à l’autre qui évolue vers un rapprochement
- une inversion des flux émotionnels répulsion-séparation vers un accueil-coopération-réconciliation.
La règle consiste à respecter le partenaire et ne pas bousculer, ni déranger, ni blesser les autres couples travaillant dans l’espace clos du tatami. La proximité développe lentement la tolérance. A terme, l’acquisition de ce savoir-faire-savoir-être dissuasif mais non destructeur permet d’envisager sans peur de nouveaux échanges sans passer par la négation ou la destruction, même symbolique, de l’autre. Pouvoir ainsi "s’imposer sans s’opposer" change radicalement la gestion de l’ego et les échanges avec l’environnement.
Structure d’un cours Aïkido Enfants
L’Aïkido étant une discipline complexe, les cours enfants ne dépassent généralement pas une heure, divisée en 3 parties (comme pour les adultes) :
1 - Mise en condition physique et mentale : travail pour soi, gymnastique traditionnelle, étirements, appareil
cardio-respiratoire, concentration, centrage sur soi-même, observation de ses propres sensations…
2 - Etude technique : travail complexe à deux, réflexion, échanges, partage de compétences. Le plus
expérimenté fait progresser l’autre au lieu de gagner. Chacun, garçon ou fille, expérimente tour à tour chaque
partenaire.
3 - Exercices plus ou moins ludiques, randori, etc., avant le retour au calme, massages, exercices respiratoires…
Conclusion
L’Aïkido offre une approche pédagogique originale et unique, qui permet une gestion rationnelle de l’intégrité physique, du confort et du plaisir sans fracture entre les sphères de chacun.
On trouve dans l’Aïkido les ingrédients permettant de diminuer la peur et donc un épanouissement d'abord dans le dojo, puis dans le corps social (moins peur de la différence, plus de plaisir ludique, joie du partage, satisfaction de la réconciliation).
L’Aïkido oriente vers de nouvelles formes relationnelles qui entraînent un enrichissement mutuel.
On y apprend à aider au lieu de contrarier, à accueillir au lieu d’infliger, à croiser des expériences sociales de sexes opposés.
L’essence de l’Aïkido, si difficilement transmissible littérairement, ne saurait bien entendu s’appréhender en quelques lignes, la pratique et le travail quotidien étant irremplaçable.
Informations générales
l'encadrement des Activités Physiques et Sportives (APS).
Vous trouverez, en suivant le lien situé plus bas (en le copiant dans la barre
de votre navigateur) la page de la DDJS83 (direction départementale de la jeunesse et des sports) précisant les diplômes ouvrant droit à l'encadrement contre rémunération.
Soit les DEJEPS (diplôme d'état de la jeunesse, de l'éducation populaire et des sports)
ou les BEES (brevet d'état d'éducateur sportif)
http://www.mjspaca.jeunesse-sports.gouv.fr/index.php?ID=611&RID=140
Au moment de votre 1ère visite ou de votre inscription dans un club,
vous avez le droit de demander à voir le diplôme de l'enseignant !!
- décret no 89-685 du 21 septembre 1989 (NOR:MENK8970070D) relatif à l’enseignement contre rémunération et à la sécurité des activités physiques et sportives
- Décret no 91-260 du 7 mars 1991 (NOR:MENK9070108D) relatif à l’organisation et aux conditions de préparation et de délivrance du brevet d’État d’éducateur sportif (BEES)
les grades DAN.
En France, la délivrance des dan est contrôlée par l’État, qui autorise une fédération par activité à les délivrer. Cette délivrance « officielle » n’a en fait d’importance que si la personne veut enseigner en étant payée, puisqu’elle doit passer son brevet d’État (BE) : la possession du 1er dan est requise pour l’inscription au brevet d’État de karaté et de taekwondo, celle du 2e dan pour l’inscription aux brevets d’État de judo et d’aïkido. Rien n’empêche donc un enseignant de délivrer un dan officieux, mais la personne ne saurait s’en prévaloir, c’est-à-dire ne peut le faire figurer nulle part.
Par conséquent, les dan délivrés à l’étranger, et donc notamment par les fédérations japonaises, ne sont pas reconnus par l’État français.
Le Code du sport précise (loi 84-610 du 16 juillet 1984, modifiée par la loi 2000-677 du 6 juillet 2000) :
- Article L212-1
- I. - Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive […] les titulaires d’un diplôme […] garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l’activité considérée ;
- Article L212-5
- Dans les disciplines sportives relevant des arts martiaux, nul ne peut se prévaloir d’un dan ou d’un grade équivalent sanctionnant les qualités sportives et les connaissances techniques et, le cas échéant, les performances en compétition s’il n’a pas été délivré par la commission spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération délégataire ou, à défaut, de la fédération agréée consacrée exclusivement aux arts martiaux.
- Un arrêté du ministre chargé des sports, fixe la liste des fédérations mentionnées au premier alinéa.
- Article L212-6
- Les commissions spécialisées des dans et grades équivalents, dont la composition est fixée par arrêté du ministre chargé des sports après consultation des fédérations concernées, soumettent les conditions de délivrance de ces dans et grades au ministre chargé des sports qui les approuve par arrêté.
La proposition de loi du 16 février 1999 du député Patrick Leroy expose les motifs de cette réglementation :
- L’évolution des pratiques sportives a nécessité la mise en place d’une réglementation propre à certaines disciplines pouvant présenter des risques pour la sécurité tant physique que morale des licenciés. Parmi ces disciplines figurent les arts martiaux dont la délivrance des titres que sont les grades et dan requiert un dispositif particulier. Cette réglementation fait partie intégrante du service public du sport et vise à éviter entre autres les dérives sectaires.
Selon ce même exposé, entre 1993 et 1998, environ 60 000 grades dan ont été délivrés, toutes disciplines et niveaux confondus.
- Erreur fréquente
- Une rumeur prétend que les titulaires d’une ceinture noire sont considérés comme porteurs d’une arme blanche aux yeux de l’État. Une telle loi existe bien au Japon, mais pas en France.
les jeunes et l'aïkido !
Inés, 1 an de pratique environ !
1. A quel âge peut-on débuter la pratique de cette discipline ?
L’Aïkido est un art martial qui se caractérise par l’absence de compétition. Les techniques employées conduisent la force de l’adversaire plutôt que de s’opposer à lui. Les clubs reçoivent les enfants à partir de 6-7 ans, parfois plus jeunes, toujours encadrés par des professeurs diplômés.
2. Combien de temps par semaine faut-il en moyenne, consacrer à cette discipline ?
A l’encontre de tous les sports qui nécessitent de long et fastidieux entraînements, l’Aïkido peut se pratiquer une ou deux fois par semaine dans le club. Des stages départementaux, ou régionaux donnent l’occasion aux pratiquants de rencontrer d’autres aïkidoka encadrés par des délégués techniques chargés de l’enseignement.
3.Quelles sont les modalités d’inscription dans un club ?
Pour s’inscrire, il faut :
S’acquitter du coût d’inscription comprenant l’adhésion, la licence-assurance FFAAA et la cotisation du club.
Présenter un certificat médical pour l’aptitude à la pratique de l’Aïkido
4. Quel coût pour l’équipement ?
L’Aïkido se pratique avec un kimono de type "judo" et une ceinture ce qui réduit considérablement le budget en matière d’équipement. Après 3 ou 4 ans de pratique, le port du "hakama" (jupe culotte noir) pourra être envisagé à la demande du professeur.
5. Comment se déroule une séance ?
Une séance d’Aïkido se réalise en 3 phases :
L’échauffement
Il vise à préparer à partir d’étirement et de mobilisation articulaire la pratique en toute sécurité.
Le cours proprement-dit
C’est le moment de l’étude des techniques de l’Aïkido. Les situations d’apprentissage sont adaptés en fonction des tranches d’âge, centrées sur le plaisir de l’enfant en utilisant des situations ludiques.
La fin de séance
C’est un moment d’expression pour l’enfant et d’évaluation pour le professeur avant le retour au calme marquant la fin de la séance.
Les enfants passent des grades devant leur professeur reconnaissant ainsi leurs progrès. Il faut être âgé de 16 ans minimum pour présenter sa ceinture noire.
6. Quels principes l’enfant va pouvoir apprendre en pratiquant cette discipline ?
Aux différents principes liés aux arts martiaux, droiture, esprit courageux et audacieux, la courtoisie, l’honneur, la loyauté il faut rajouter le contrôle de soi-même de de son adversaire et l’esprit de groupe.
7. Quels bienfaits l’enfant va pouvoir retirer de la pratique de cette discipline ?
A partir d’une simulation d’attaque, l’Aïkido banalise l’agression et conduit le pratiquant vers une réponse adaptée. Il ne s’agit plus de fuir face à l’agresseur mais bien -dans un premier temps- de faire face avant de se déplacer et d’esquiver. Cette discipline apporte à l’enfant le calme, le bien-être, une meilleure concentration, une anticipation et une vivacité d’esprit .
8. Quels peuvent en être les inconvénients ou les handicaps ... ?
Comme l’ensemble des arts martiaux, la pratique de l’Aïkido nécessite l’acceptation d’un risque d’accident. Mais, les clubs, les professeurs connaissent bien ou se situent les limites, et l’Aïkido est une discipline ou bien peu d’accident sont recensés.
9. Le conseil d’un passionné ?
Si votre enfant souhaite pratiquer l’Aïkido, faites lui faire un cours d’essai et rencontrez le professeur. N’hésitez pas à lui poser tout sorte de question. Il saura répondre à vos demandes.
philippe gouttard, technicien français, 6ème dan Aïkikaï
Marc Bachraty, 5ème dan Aïkikaï
Stage Aikido de Yamashima Senseï à Pantin
Aïkido Christian Tissier Bercy 2009
vidéo promotion club
extraits d'un cours enfants
cours d'aïkido enfants le luc, var.
(ceinture jaune, 1 an d'aïkido / ceinture blanche, 3 mois).
progression vers le randori avec plusieurs partenaires.
progression vers le randori, 16 déc 2011.
le goûter de noël 2011 de la section enfant
telethon 2011
enfants:
ceinture blanche, 3 mois de pratique.
ceinture jaune, 1 an de pratique.
ceinture orange, 2 ans de pratique.
adultes ceinture blanche, 1 an de pratique.




























































